Couverture
4eme de couverture
N°1 - 50 x 50 cm
N°2 - 50 x 50 cm
N°3 - 50 x 50 cm
N°4 - 50 x 50 cm
N°5 - 30 x 30 cm - Vendu
N°6 - 30 x 30 cm
N°7 - 30 x 30 cm - Vendu
(...) «Ils sont effrayants et pourtant tellement humains - Plus on les regarde et plus ils deviennent attendrissants» entendrai-je.
Suivirent les compliments directement adressés à l’auteur que je me surpris à être. Un seul aurait suffi à valider, à confirmer leur existence, leurs impertinence à observer ceux qui les observent.
«On a envie de le protéger» - «Mais dites-le lui» aurais-je eu envie de répondre. Ils sont venus regarder ce monde tout seul, je n’ai fait que les porter, leur donner naissance. Je vous assure que je n’y peux rien ou presque.
Se peut-il que ces portraits provoquent autant de commisération que ma pauvre petite personne ?
Je vous assure que je vais bien, je suis simplement là, je n’ai pas d’autre désir que d’être là, avec vous, à regarder, à tenter de comprendre ce monde ensemble, à travers votre regard, votre enthousiasme, force et parfois incertitude ou douleur à exister. Donnez moi simplement l’envie de continuer à croire en vous, à croire en moi, à croire qu’il y a une raison à voir cela. (...)
Vendu
Vendu
Huiles sur toile - 40 x 40 cm (la toile) Galerie St Sauveur - Dinan
La mer est à l'origine de toute création et Gérard Forche l'a bien compris, lui qui
tente, toiles après toiles, d'en tracer la
mouvante ligne.
La mer de Gérard n'est pas celle de tout le monde, elle est le vaste miroir devant lequel l'artiste tente de saisir la nature
même du mystère primordial qui l'habite, le poussant à remettre cent fois l'ouvrage sur le métier pour concrétiser une vision qui, tel le flux et le reflux des marrés, ne s'avance que pour mieux
se dérober...
De ce mouvement naît le désir dans la peinture de Gérard, cet émerveillement constant, cette résignation joyeuse d'un
effleurement qui est déjà suffisamment en soi un miracle ...
Mystique, Gérard Forche ? Pas qu'il le sache ou ne l'avoue. Et pourtant ses toiles transcendent la banalité de la matière pour
nous transporter en un certain lieu reculé en nous-mêmes ou la vanité des mots cèdent la place à un silence bien plus éloquent. Une place matricielle, primitive, ou le temps s'efface comme un
tracé sur le sable pour nous laisser seul à seul avec le menaçant scandale des origines ...
Eric Binder
Au-delà de cette possibilité d’espace, de sérénité,
il y a cette limite de l’océan ou d’un rivage, d’une terre vierge, d’un mirage.
Je ne pouvais pas être au plus près de ma liberté, la sentir sur mes joues, sur mes lèvres, effleurer son écume. Je me trouve aux portes, aux origines du voyage.
L’infini est ici et les cris des goélands me rappellent ce que j’étais et ce que je suis à nouveau, là, maintenant.
Nulle part ailleurs, je ne me trouverai aussi vivant, accompagné, en sécurité, en paix que seul, sur une plage.
Au-delà d’une peinture, d’une impossible répétition,
il y a le désir, l’obsession de revenir louer la saveur, les couleurs, l’interprétation fugace d’une éternité,
saisir un mouvement, un silence, une lumière, l’évidence d’un instant d’océan, d’une rencontre unique.
GF
Pastels à l'huile
L’angoisse du vide, l’hypothèse de ne pas suffisamment exister, de n’être probablement qu’un cocktail d’hérédités génétiques; la vie, sa trajectoire, la conscience, l’inné, la futilité du désir, tout comme son attraction, dimension, importance, sont inhérents à mes explorations picturales.
Mes êtres apparaissent quasiment seuls, sans mon contrôle. Ils ont toujours été là.
Ils assument un silence, un regard qui n’appartiendraient qu’à eux. Ils sont l’infinitésimale création de soi. Le pensent-ils vraiment ?
Peut-être sommes-nous tous amenés à n’être plus qu’un seul.
L’identité, la curiosité, l’idiosyncrasie semblent vouloir, pouvoir disparaître.
L’innocence, l’instinct, le précieux que l’on ignore. Nous, avec nos failles, nos doutes, nos tolérances, nos limites, notre puissance à exister, à nous débattre, à nous inventer … Et si nous étions déjà plus vivants, complets, singuliers que ceux qui nous succèderont ?